Chronique sur le ridicule qui ne tue pas aujourd'hui! Il n'y pas ou peu de liens entre les deux éléments dont je vous parlerai, mais j'ai décidé de les rassembler car tous deux font rigoler, mais pour de différentes raisons.
Ridicule number 1: Le Canada anglais revêt ses plus beaux habits pour convaincre les québécois de rester dans ce sublimissime pays! Ce vidéo a été produit dans la même époque qu'a été organisé le Love-in, qui a eu lieu dans les rues de Montréal. Pour les jeunes et les lecteurs non-canadiens de ce blog, il faut spécifier que ces belles manifestations d'amour patriotique étaient souvent organisées par le gouvernement canadien, afin de convaincre les québécois de choisir l'option du non lors du référendum sur l'indépendence de la province du Québec en 1995. Les excès patriotiques des derniers jeux olympiques m'ont fait penser à ce vidéo, que j'ai voulu retrouver. Ne sachant plus le nom de la chanson et de l'interprète, je me suis passé plusieurs vieilles cassettes de musiqueplus avant de retrouver l'épisode de Dolloraclip où ce vidéo d'anthologie avait été diffusé. Alors voilà:
Ridicule number 2: Du bon ridicule cette fois! On ne rit pas jaune avec les amis de Limeur Teutche. Dans la lignée des Fatals Picards et de Marcel et son orchestre, la bande de charentais (région française) fait rouler son ska-punk français sur scène et sur disque depuis près de 10 ans. Ils ont eu plusieurs incarnations, mais deux membres fondateurs sont les frères Boule, Jon et Bastien. L'un est batteur, l'autre chanteur et rock star en puissance. La musique est simple, joyeuse, et la prose qui la superpose est vivante, festive, colorée et toujours sympathique. Le genre de musique festive qu'on retrouve souvent en France, mais que les Limeur ont réussi à épouser de manière charmante et honnète, pas caricaturale. Ce serait un bonheur de les voir jouer au Québec. Bref, si vous êtes dans la région charentaise, ou à La Rochelle lors des Francofolies, informez vous à savoir s'ils jouent car ca promet d'être une bonne soirée. Ils viennent de faire paraître leur troisième disque On the road Eugène, qui est disponible sur leur site internet http://www.oleron-loc.com/lt/menu/index2.htm
Voici des extraits de concerts:
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samedi 6 mars 2010
lundi 15 février 2010
Critique de restaurant à Montréal- Pintxo
Nouvelle forme d'écriture pour moi: La critique de restaurants!
Je suis néophyte en cuisine, je commence à peine à apprendre les techniques de cuisson, les épices, les mariages possibles alors je ne crois pas pouvoir juger à plein niveau les restaurants mais je suis tout de même une épicurienne donc j'aime goûter à tout.
C'est pourquoi Pintxo m'a particulièrement plu. On connait les tapas, petites bouchées espagnols servies avec l'apéro, parfois servant même de repas complet. Les pintxos sont les pendants basques des tapas. On retrouve donc la même disposition, où l'on choisit entre 4 et 6 plats pour constituer un vrai repas.
Le concept est intéressant et les plats du Pintxo sont un vrai plaisir à déguster. Complexes, délicats, ils proposent un mariage fascinant entre le sucré et le salé, l'amertume et l'épicé. Les fruits de mer et les viandes sont apprêtés de manière surprenante, avec des purées et des sauces innatendues (carotte et canelle, caramel aux agrumes). Le foie gras au torchon sur biscotte est bon à en pleurer.
Le choix des desserts est limité mais agréable, l'Homme s'est délecté en dégustant le gâteau au fromage à l'espagnole et j'ai apprécié le nougat glacé (un peu dur mais si doux en bouche).
Pour la carte des vins, la liste est exclusivement espagnole (et pas très abordable) mais le rosé qu'on nous a proposé nous a vraiment plu.
La facture peut facilement monter vers les 100$ (taxes et service inclus), surtout si l'on prend du vin. Le midi on peut prendre un combo simple à 18$, ce qui est une offre assez intéressante.
C'est donc une bonne adresse à retenir pour une occasion spéciale!
http://www.pintxo.ca/
Je suis néophyte en cuisine, je commence à peine à apprendre les techniques de cuisson, les épices, les mariages possibles alors je ne crois pas pouvoir juger à plein niveau les restaurants mais je suis tout de même une épicurienne donc j'aime goûter à tout.
C'est pourquoi Pintxo m'a particulièrement plu. On connait les tapas, petites bouchées espagnols servies avec l'apéro, parfois servant même de repas complet. Les pintxos sont les pendants basques des tapas. On retrouve donc la même disposition, où l'on choisit entre 4 et 6 plats pour constituer un vrai repas.
Le concept est intéressant et les plats du Pintxo sont un vrai plaisir à déguster. Complexes, délicats, ils proposent un mariage fascinant entre le sucré et le salé, l'amertume et l'épicé. Les fruits de mer et les viandes sont apprêtés de manière surprenante, avec des purées et des sauces innatendues (carotte et canelle, caramel aux agrumes). Le foie gras au torchon sur biscotte est bon à en pleurer.
Le choix des desserts est limité mais agréable, l'Homme s'est délecté en dégustant le gâteau au fromage à l'espagnole et j'ai apprécié le nougat glacé (un peu dur mais si doux en bouche).
Pour la carte des vins, la liste est exclusivement espagnole (et pas très abordable) mais le rosé qu'on nous a proposé nous a vraiment plu.
La facture peut facilement monter vers les 100$ (taxes et service inclus), surtout si l'on prend du vin. Le midi on peut prendre un combo simple à 18$, ce qui est une offre assez intéressante.
C'est donc une bonne adresse à retenir pour une occasion spéciale!
http://www.pintxo.ca/
mercredi 9 décembre 2009
so-so-so-solidarité! (...)
La réputation de la France concernant les grèves à répétition n'est pas à faire. Vu de l'extérieur, on pourrait croire que cette caractéristique peu flatteuse serait issue d'une sorte de caricature, d'une exagération poussée par le fait que les médias étrangers se concentrent sur les évenements plus extraordinaires pour couvrir l'actualité française.
Et bien non.
Les grèves, on en a vécu plusieurs depuis trois mois seulement. Le transport est certainement le milieu où les mouvements d'employés sont les plus fréquents, que ce soit par la SNCF ou par le système d'autobus.
Lors de la première grève de la SNCF que nous avons vécu pendant ce voyage, une remarque nous a fait bondir: les téléjournaux disaient "La dernière grève du réseau ferroviaire français remonte à plus d'un an". Le ton semblait dire que cela faisait longtemps!! Disons que ca nous a étonnés!
La raison pour laquelle j'ai été inspirée à écrire ce court texte est l'annonce d'une semaine particulièrement agitée en ce domaine. Sept grèves d'ampleur importante sont prévues, et elles ont tous des effets négatifs sur la vie des citoyens français!
Nombre de musées nationaux, les taxis parisiens, la ligne de RER A(transport parisien), les syndicats de l'éducation nationale, les cheminots de la SNCF, les routiers (qui pourraient ainsi affecter la livraison de produits de consommation pour le temps des fêtes).
Source:
http://www.20minutes.fr/article/369462/France-Greves-Demandez-le-programme.php
Je ne porte aucun jugement sur les causes de ces grèves, puisque chaque revendication a ses particularités et subtilités que je n'ai pas pris le temps de comprendre. Je voulais seulement constater et confirmer le nombre impressionant de mobilisations!
Et bien non.
Les grèves, on en a vécu plusieurs depuis trois mois seulement. Le transport est certainement le milieu où les mouvements d'employés sont les plus fréquents, que ce soit par la SNCF ou par le système d'autobus.
Lors de la première grève de la SNCF que nous avons vécu pendant ce voyage, une remarque nous a fait bondir: les téléjournaux disaient "La dernière grève du réseau ferroviaire français remonte à plus d'un an". Le ton semblait dire que cela faisait longtemps!! Disons que ca nous a étonnés!
La raison pour laquelle j'ai été inspirée à écrire ce court texte est l'annonce d'une semaine particulièrement agitée en ce domaine. Sept grèves d'ampleur importante sont prévues, et elles ont tous des effets négatifs sur la vie des citoyens français!
Nombre de musées nationaux, les taxis parisiens, la ligne de RER A(transport parisien), les syndicats de l'éducation nationale, les cheminots de la SNCF, les routiers (qui pourraient ainsi affecter la livraison de produits de consommation pour le temps des fêtes).
Source:
http://www.20minutes.fr/article/369462/France-Greves-Demandez-le-programme.php
Je ne porte aucun jugement sur les causes de ces grèves, puisque chaque revendication a ses particularités et subtilités que je n'ai pas pris le temps de comprendre. Je voulais seulement constater et confirmer le nombre impressionant de mobilisations!
jeudi 12 novembre 2009
Critique du disque "À tout moment la rue" d'Eiffel
À tout moment la rue est le quatrième opus du groupe.Comme c'est ma première critique d'un album d'Eiffel, je dois tracer, dès le départ, l'inévitable parallèle entre leur musique et celle de Noir Désir.
En France, il y a dans le rock un "avant'"et un "après" Noir Désir, ce qui fait que depuis la percée foudroyante de la formation bordelaise, la plupart des groupes rock de l'hexagone s'exprimant en français n'ont pu éviter la comparaison.
Dans le cas d'Eiffel, c'est d'autant plus remarquable du fait que les membres des deux groupes sont amis et collaborateurs depuis une dizaine d'années. Romain et Estelle Humeau, membres centraux d'Eiffel, avaient participé aux arrangements musicaux du dernier album studio de Noir Désir, Des Visages, des figures paru en 2001. Les années ont passé et le silence contraint de Noir Désir a quelque peu laissé place aux autres groupes comme Eiffel. Évidemment, les maisons de disques cherchaient alors le prochain grand groupe qui allait vendre tous les disques que Noir Désir ne vendait pas. Le groupe du couple Humeau fut un de ceux-ci, recruté par Virgin music/EMI. Leur troisième album, Tandoori, dont sont sorties quelques pièces excellentes, a fait des vagues mais c'est peu vendu (à l'avis de la maison de disque). Des divergences entre le groupe et son label sont survenues et ont mené à la rupture du contrat. Un mal pour un bien selon la bande puisqu'Eiffel est de ces groupes qui revendiquent leur indépendance de création et de moyens de promotion, un peu à l'image de leurs grands frères musicaux.
Suite à une pause, Eiffel s'est remis au travail et s'est engagé avec le label indépendant PIAS (Christophe Miossec, Le peuple de l'herbe)
À tout moment la rue est un disque surprenant même s'il est peu détaché de leur style précédent, un rock souvent cru mais bien exécuté. La plume à la fois sauvage et romantique de Romain Humeau ressort et les mots sont soulignés par des arrangements empruntant autant
à un rock primaire qu'au folk, au blues et à d'autres styles parfois même plus "pop".
La pièce titre est un hymne politique rageur et poétique qui aurait très bien pu trouver sa place sur un disque de la bande de Bertrand Cantat. Ce dernier fait d'ailleurs une apparition surprise sur cette pièce en tant que choriste, derrière la voix puissante de Romain Humeau. Le duo de voix atteint son paroxysme au climax de la pièce, lorsque les cris fusent de derrière et de devant pour ensuite laisser tomber avec fracas l'énergie brutale qui s'était accumulée depuis les premières secondes d'écoute. Les deux hommes avaient déjà partagé le micro, avec autant de fougue, dans la reprise de la chanson révolutionnaire Le temps des cerises, parue en 2008 et enregistrée avec les membres de Noir désir.
La rage exhalée dans ces deux chansons est, ailleurs, ce qui différencie Eiffel de Noir Désir. La musique de la formation bordelaise était caractérisée par ses trames musicales et ses paroles souvent mélancoliques et empreintes d'un sarcasme cynique dosé mais bien présent. Dans la musique d'Eiffel, la dérision ambiante n'est pas aussi sombre. De plus, les instruments comme le banjo viennent égayer la musique en lui proférant un sens de l'humour véhiculé ensuite par les modulations vocales de Humeau.
Enfin, À tout moment la rue est un disque à découvrir pour les québécois qui ont soif de rock avec une colonne vertébrale mais aussi avec du coeur et surtout, un cerveau.
Il est à noter que je parle de la musique de Noir Désir au passé, alors que le groupe existe toujours. Je le fais seulement pour alléger le texte en évitant des explications impertinentes en rapport au sujet actuel.
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